À propos

Jean-Louis Forain
Jean-Louis Forain, Recess of the Court, Metropolitan Museum of Art (détails)

Exculturae, déclinaison du verbe latin excolo, renvoie à plusieurs significations. Il a d’abord le sens d’honorer ou de manifester du respect pour les dieux ou pour quelqu’un. Exculturae exprime ainsi l’importance des arts et de la culture dans une société et la considération qui devrait leur être accordée. L’expression latine signifie également cultiver, c’est-à-dire former par l’instruction, parfaire ou perfectionner. Exculturae vise en ce sens à contribuer au développement des thématiques abordées et à leur compréhension par la diffusion et le partage de connaissances et d’information. Le terme a enfin une connotation esthétique puisqu’il signifie décorer, embellir ou orner. Exculturae, avec le æ final, présente d’intéressantes possibilités formelles à exploiter. Sa graphie contribue ainsi à l’identité visuelle du site. Il dérive in fine d’une variante orthographique de lex cultura et dénote une volonté de transcender le droit de la culture.

Le site d’information et de recherche s’intéresse en effet aux arts, à la culture et aux médias sous leurs aspects économiques, juridiques et politiques. Ces thématiques sont abordées prioritairement par le prisme de l’intervention publique dans ces secteurs. Elles se déclinent en champs d’intérêt divers, tels que l’économie de la culture1, les disciplines juridiques connexes (droit de l’art2, droit de la culture3, droit de la communication4, droit des médias5, droit du divertissement6 ou droit de la propriété littéraire et artistique7) et les politiques culturelles8. Le site propose plus concrètement des actualités, des analyses, des documents et d’autres ressources sur la liberté artistique, la liberté d’expression, l’économie des industries culturelles et des médias, l’intervention publique en matière culturelle, le droit d’auteur ou les questions liées au numérique. Consultez la carte du site pour connaître toutes les thématiques abordées, ainsi que leurs différentes déclinaisons.

Les arts (archéologie, architecture, archives, marché, musées, patrimoine, photographie), la culture (administration, mécénat, politiques), les industries culturelles (cinéma, livre, musique, radio, télévision), les médias (communication, réseaux sociaux, technologies de l’information) ou le spectacle (danse, humour, opéra, théâtre) présentent des enjeux de société rarement traités par les médias généralistes ou abordés en ordre dispersé. Exculturae entend fédérer l’information autour de ces questions et réunir des spécialistes de divers horizons sur une plateforme numérique unique. Elle est conçue comme une passerelle entre le droit, l’économie, la politique et les secteurs artistiques, culturels et médiatiques. Elle s’adresse aux artisans, aux élus, aux entrepreneurs, aux étudiants, aux professionnels, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux enjeux économiques, juridiques, politiques ou sociétaux des arts, de la culture et des médias.

Louis-Philippe Gratton

1 Cf. Françoise Benhamou, L’économie de la culture, 8e éd., Paris, La Découverte, 2017; et François Mairesse et Fabrice Rochelandet, Économie des arts et de la culture, Paris, Armand Colin, 2015.

2 Cf. Paul Dupré et Gustave Ollendorff, Traité de l’administration des beaux-arts, Paris, Paul Dupont, 1885; et René Savatier, Le droit de l’art et des lettres – Les travaux des muses dans les balances de la justice, Paris, LGDJ, 1953.

3 Cf. Jacques Bourdon, Jean-Marie Pontier et Jean-Claude Ricci, Droit de la culture, 2e éd., Paris, Dalloz, 1997; Esla Forey et Sophie Monnier, Droit de la culture, Paris, Gualino-Lextenso, 2009; et Jean-Raphaël Pellas, Droit de la culture, Issy-les-Moulineaux, Lextenso-LGDJ, 2015.

4 Cf. Jérôme Huet et Emmanuel Dreyer, Droit de la communication numérique, Paris, Lextenso-LGDJ, 2011; et Normand Landry, Droits et enjeux de la communication, Québec, PUQ, 2013.

5 Cf. Emmanuel Derieux, Le droit des médias, 5e éd., Paris, Dalloz, 2013; et E. Derieux, Droit des médias – Droit français, européen et international, 7e éd., Paris, Lextenso-LGDJ, 2015.

6 Cf. Louis-Philippe Gratton, «Qu’est-ce que le droit du divertissement?», in Développements récents en droit du divertissement, Cowansville, Yvon Blais, 2003, p. XI; L-P Gratton, «Où en est le droit du divertissement?», in Développements récents en droit du divertissement, Cowansville, Yvon Blais, 2007, p. 163; et L.-P. Gratton, «De l’enfance de l’art à la maturité», Le Monde juridique, vol. 16, n° 9, 2007, p. 18.

7 Cf. André Lucas, Propriété littéraire et artistique, 5e éd., Dalloz, 2015; et A. Lucas, Henri-Jacques Lucas et Agnès Lucas-Schloetter, Traité de la propriété littéraire et artistique, 5e éd., LexisNexis, 2017.

8 Cf. Georges Azzaria, La filière juridique des politiques culturelles, Québec, PUL, 2006; Monica Gattinger et Diane Saint-Pierre, (dir.), Les politiques culturelles provinciales et territoriales du Canada – Origines, évolutions et mises en oeuvre, Québec, PUL, 2011; Xavier Greffe et Sylvie Pfiege, La politique culturelle en France, Paris, La Documentation française, 2009; et P. Poirrier (dir.), Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde – 1945-2011, Paris, La Documentation française, 2011.